Les Nouveaux Reporters

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RUE DES ARTS

 

LA MAGIE DES TOILES MUSICALES

 

La musique, Yann COUEDOR la peint. Des fresques colorées, aux influences afro-américaines, représentant  des artistes ou politiciens « Blacks ». Bienvenue dans le monde d’un artiste peintre imprégné de la culture hiphop/soul.

 

Yann Couedor aime peindre son autre grande passion : la musique. (Photo Guillaume Landry)

              Yann COUEDOR est un passionné d’art comme il en existe beaucoup aujourd’hui. Jusque là, rien d’extraordinaire. Amateur de voyages, il est aussi un féru de musique et de  peinture. Sa différence se tient dans le mélange qu’il créé de ces arts. Il les allie en peinture, en collage et autres créations artistiques. Il offre sa magie à travers ses œuvres mêlant musique hiphop, soul, en passant par la new jack swing.

 

L'artiste met en scène ses oeuvres grâce au talent de ses amis photographes. (Photo Guillaume Landry)

             Yann peint ce qu’il voit, ce qu’il aime et ce qu’il écoute d’où le concept « Lissen2MyArt » (« écoutez mon art » ndlr). Chacune de ses toiles représente une chanson, des albums, un artiste. Une prodigieuse histoire mise en image par ses acolytes photographes Guillaume Landry et Sheitan-M.

 

Une passion sans limite

 

              Âgé de 32ans, l’artiste peintre et plasticien est un grand fan de musique afro-américaine. Né à Paris, il a grandi en Normandie et à Tours, où sa mère l’a inscrit à l’atelier Besse de Tours. C’est donc très tôt qu’il a débuté le dessin et ses parents l’ont encouragé dans cette voie. Par la suite, il a quitté la Touraine pour la région parisienne où il a continué ses études, pour obtenir un bac F12 (arts appliqués).

 

Le New Jack Swing inspire également Yann Couedor

             A 12 ans, il a découvert le New Jack Swing à travers divers chanteurs comme Guy, Keith Sweat, Nina Simone et plus particulièrement Bobby Brown, puis le hip-hop, le RnB, et plus tard la Soul des années 70.

 

              A ses 17ans, il est parti pour trois ans en Afrique du Sud à Cape Town, où il a étudié l’Histoire de l’Art International, « l’art des quatre coins du monde » . Il y a découvert des talents et des univers différents : « une période inoubliable » affirme Yann, à laquelle il pense fréquemment et qui a eu des répercutions sur son travail.

 

               En 2004, Yann a une nouvelle idée et il l’explique « J’avais collé quelques articles de magazines sur ma première toile il y a cinq ans pour apporter un équilibre visuel à la composition. J’ai, par la suite pour les autres toiles, accentué l’idée en collant des documents et autres supports en relation direct avec l’artiste que je peignais ». Un travail splendide, important et parfois cher !

L'artiste a acheté les 45 tours de Stevie Wonder de l'époque pour créer cette oeuvre

Pour créer son oeuvre, Couedor a acheté les 45 tours de Stevie Wonder

             

                 En effet, pour la toile de Stevie Wonder, il a acheté tous les 45tours de l’époque pour pouvoir réaliser son œuvre et coller toutes les pochettes, quatre portraits du chanteur réalisés avec ces pochettes de vinyles. Même si ce coloriste vit de ce qu’il fait aujourd’hui, il avoue rencontrer des hauts, grâce à des bons retours et des commandes, et aussi des bas.

 

              Le métier d’artiste est toujours délicat de nos jours mais cela ne l’effraie pas. Il continue son adoration, son travail. Certains de ses ensembles évoquent des graffitis sur les murs aux Etats-Unis, d’autres rappellent l’art africain comme les batiks et quelques uns se rapprochent de la photographie. Yann a su réaliser son propre univers artistique.

 

Inspirations culturelles

 

Les grandes figures de l'Histoire Afro-américaine sont immortalisées dans les tableaux de Couedor

             Ce bohème du troisième art désire simplement partager sa passion pour la musique et ce qui l’entoure. « Cette culture est un élément essentiel de ma vie journalière » précise-t-il. C’est également la raison pour laquelle chaque toile est une pièce unique, une re-création d’une œuvre à partir d’éléments musicaux ou du quotidien.

 

             Grâce à son acquis musical, il rend ses compositions plus concrètes, plus profonde, mais aussi philosophique et admirable. Tous les artistes dont il s’inspire ont eu une fameuse carrière durant les années 70/80 et ceux d’aujourd’hui sont des poids lourds dans le domaine poétique et des références pour cet enlumineur. Stevie Wonder, Barry White, Lauryn Hill, Mickael Jackson sont devenus ainsi ses modèles favoris tout comme certains hommes politiques tels que Nelson Mandela, Barack Obama.

 

La Soul sous les traits d'Erykah Badu

              Yann Couedor, inspiré par la culture afro-américaine, unit donc la musique à la peinture pour créer ses toiles originales représentant des artistes « Blacks » mariés à l’actualité et à sa vision de la vie. C’est l’authenticité de ses tableaux qui a amené Arnaud Del Barre, gérant de l’Olympia, à se rendre à l’une de ces expositions à la Galerie Absoluty en octobre 2008. Le patron d’une des plus grandes scènes de France, lui a fait une proposition alléchante que l’artiste a accepté fièrement : une exposition à l’Olympia « Cut Collection » en juillet 2009. Ses toiles ont été dans des galeries d’art mais aussi des endroits atypiques comme au Studio du Palais des Congrès en 2007, au Glaz’Art en 2008 et à la Galerie Absoluty jusqu’en décembre 2009. L’Olympia était l’endroit rêvé et idéal pour son parcours qui n’est d’ailleurs pas prêt de finir, l’aventure commence !

 

L'exposition "7 Words" initialement prévue pour Mars 2010 a été reportée

            Vous l’aurez bien compris, Yann se distingue de ses contemporains, il a su choisir le juste milieu, puisque ses toiles attirent aussi bien les assoiffés d’œuvres d’art que les musiciens, les danseurs, les chanteurs et bien d’autres. Il maîtrise ses sentiments et son art parfaitement, même si aucun message n’est exprimé. Il ne peint que pour l’amour de peindre, que par penchant envers la musique et le public aime regarder cet harmonieux mariage.

 

            Yann COUEDOR tiendra une exposition prochainement de la série « 7WORDS » à l’Olympia de Paris basé sur des thèmes comme l’Eternel/l’immortalité, la perfection, la solitude ou encore l’identité…Cette exposition, initialement prévue du 28 mars au 16 avril 2010 est repoussée pour raisons professionnelles d’après l’artiste. Il faudra donc s’armer de patience avant de savourer chaque chef-d’œuvre. Une invitation à voyager dans la magie mélodieuse des fresques de Yann.

 

Linda BELKHIR

 

Vous souhaitez en savoir plus sur Yann Couedor ? Les Nouveaux Reporters vous invitent à visiter son site : www.yanncouedor.com, et son mypsace : http://www.myspace.com/lissen2myart

 

 

 

 

LA DOUCE FOLIE DE MONTPARNASSE

 

 

A l’affiche du Théâtre du Lucernaire depuis le 2 décembre 2009, « Un Soir à Montparnasse » nous fait vivre l’époque des Années Folles, en plein cœur du célèbre quartier parisien. Un lieu où les passions se sont mêlées sous le règne de l’Art.

 

L'affiche a été inspirée par un tableau d'un tableau de David Schneuer (1905/1988)

Le spectacle musical "Un Soir à Montparnasse" est prolongé jusqu'au 7 février 2010

            Une petite salle confinée au premier étage du théâtre du Lucernaire. Une scène, modestement décorée d’une table faite d’un fond de caisse en bois posé sur des tréteaux, d’un paravent peint de couleurs vives et chaudes et d’un piano. La représentation n’a toujours pas commencé que l’on se sent déjà remonter le temps. La rencontre commence.  Bienvenue au cabaret!

Photo Chantal Depagne

 
   

            « Un Soir à Montparnasse », celui des Années Folles. L’ombre de la Grande Guerre s’estompe à peine. Les veuves et les mères pleurent les hommes de leur vie et découvrent la liberté…sous toutes ses formes. La folie douce prend place. Une légèreté loin d’être synonyme d’inconscience. Alors que les tumultes d’une seconde guerre mondiale s’annoncent à l’horizon, la pensée humaniste s’active notamment au sein des courants artistiques.

 

 

            Prolongé jusqu’au 7 février, ce spectacle musical créé par le metteur en scène Vincent Colin et Hélène Delavault. La comédienne et chanteuse, est entourée sur scène de Philippe Blancher et de Cyrille Lehn au piano. « Un Soir à Montparnasse » dresse le portrait de l’après guerre française à travers les artistes de l’époque. De la littérature avec Aragon, Colette ou encore Apollinaire, à l’Art de Picasso, Fernand Léger, et autre Modigliani… en passant par la musique d’Erik Satie et les répertoires d’Arletty et de Mistinguett, les trois artistes font ainsi revivre toute une période du XXème siècle. Le mouvement Dada et le Surréalisme renaissent de leurs cendres, tandis que la Coupole, le Dôme, la Closerie des Lilas et la Rotonde, lieux mythiques, regagnent de leur superbe. 

  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

Photo Chantal Depagne

 Hors du temps

 

Photo Chatal Depagne

            A travers le talent de trois artistes d’aujourd’hui, ceux des Années Folles reprennent leur souffle et content au public les frasques de la vie artistique mais aussi parisienne de l’époque. Ancienne élève de la Julliard School de New York et 1er Prix du Conservatoire,  Hélène Delavaux prête sa voix mezzo-soprano aux répertoires des chanteuses et chanteurs. C’est également avec talent qu’elle répond à Philippe Blancher. Le comédien, de sa voix grave, entre dans la peau des multiples protagonistes. Compositeur et improvisateur, Cyrille Lehn accorde l’ensemble, au rythme de mélodies tant tragiques qu’enjouées. Un trio remarquable qui récite et chante une époque décousue, qui ne parait pas si lointaine de la nôtre.

 

            A la lumière de l’Art, il dévoile les facettes de l’entre-deux-guerres. L’amour désinvolte, le sexe, la drogue riment alors avec réflexions et revendications de la société de l’époque et se noient dans les verres de vin. Des demandes populaires qui diffèrent peu de celles d’aujourd’hui. Un besoin de liberté croissant face au législateur toujours plus oppressant et une quête perpétuelle d’amour et de plaisirs partagés. Humour et tragédie se mêlent avec un goût de déjà-vu et font de « Un soir à Montparnasse » une œuvre intemporelle.

 

Florent BULFERETTI

 

Vous souhaitez en savoir plus sur « Un Soir à Montparnasse », la Compagnie Vincent Colin et le théâtre du Lucernaire ? Les Nouveaux Reporters vous invitent à visiter les sites :  www.lucernaire.fr  ; www.compagnievincentcolin.com  

 

 

 

 

DU JAPON A LA FRANCE

 

 

Un concept importé du Japon, et sur le sol français, à Paris, depuis 2006, La Cigale puis le Théâtre des Variétés ont accueilli cet événement hip-hop. Place au Dance Delight 2009, quand le pays du Soleil Levant débarque en France, c’est pour nous éblouir la vue !

 

Une compétition ouverte aux groupes allant de deux à six danseurs

Une compétition ouverte aux groupes allant de deux à six danseurs

 

Trois minutes pour faire ses preuves!

Les groupes ont trois minutes pour faire leurs preuves

                 Machine, Bboy japonais, a réalisé le Dance Delight. Un instant magique d’échange artistique entre les danseurs et le public, créé dans un contexte où la streetdance perdait de la vitesse au Japon. Ce pays est réputé pour mettre en avant les shows hip-hop grâce à divers types d’événements comme les concours, les battles mais aussi les shows télévisés. Le Dance Delight est une compétition de danse chorégraphique, de deux à six danseurs. Les japonais apprécient le style français. Ils ont donc accepté que leur concept soit repris. En France, Bruce IKANJI a décidé de reprendre le show japonais après l’énorme succès planétaire de son autre événement le « Juste Debout ».

                Le principe de ce concours : les danseurs inscrits et présélectionnés par  enregistrement vidéo doivent effectuer un passage, de trois minutes devant le public et un jury de renommée mondiale. Seulement trois minutes pour prouver leur originalité, leur technique, leur sens de la chorégraphie et leur aptitude à maîtriser les variétés de danse : newstyle, breakdance, popping, jazz rock… Le meilleur groupe a alors l’opportunité de présenter son show au Japon, face aux meilleurs.

Phénomène d’exception

              Ce concept de danse a été importé en France pour la première fois en 2006 à la Cigale. Les vainqueurs de cette première édition sont les filles d’Azaria entraînées par Claise. En 2008, c’est le Théâtre des Variétés, un endroit mythique et chic, rouge et or, qui accueille fièrement le hip-hop. Le crew « La Preuve par 4 » remporte la victoire. Lors de cette édition, les groupes ont misé sur la culture et la tradition japonaise, comme le collectif Sens’As/Légendes Urbaines (3ème lauréat) qui a rendu un hommage au manga DragonBall Z.

Le Théâtre des Variétés accueille le Dance Delight depuis deux ans

Le Théâtre des Variétés accueille le Dance Delight, depuis deux ans

Le crew "Sens'As/Légende urbaine" a fait sensation.

Le crew "Sens'As/Légende Urbaine" a fait sensation.

            

              Pour la troisième édition, qui s’est déroulée en octobre 2009, les compétiteurs ont eu à faire à un jury d’exception. Et pour cause Bboy Machine, créateur du Dance Delight, en faisait partie, un honneur pour tous de le rencontrer. Il était entouré par Bboy Lamine, Zack Reece (Popstar – danseur chorégraphe), Clara, Dominique Lesdema du groupe Jeu de Jambe et Rabah du groupe O Trip House.

            

               Un spectacle admirable et prodigieux, des groupes talentueux et un speaker toujours fidèle à lui-même : Nasty. De nombreuses personnes du public ont ainsi été charmées tant par le lieu, au centre de Paris, que par le spectacle.

 

 

Le groupe "Pro Phenomen" a été le vainqueur du Dance Delight 2009

Le groupe "Pro Phénomène" est le vainqueur du Dance Delight 2009

           

              Plusieurs crews ont fait sensation. C’est le cas par exemple de 20ème Tribu, La Preuve par 4, Sens’As/Légende Urbaine, etc. Les vainqueurs de cette édition 2009 sont Pro Phénomène de Cergy, leur show a en effet coupé le souffle à plus d’un ! Ils remettront leur titre en jeu au Japon en août 2010. Altec Lansing a été le sponsor de l’événement, et a remis aux vainqueurs des enceintes inMotion IM7 Ipod.

 

               Le Japon a incité la France à créer un événement lié à la danse Hip-hop, à cette culture qui passionne toute une génération, la touchant droit au cœur. Un amour commun, qui dépasse les frontières, et aujourd’hui nous en avons la preuve par ce concours asiatique né aux Etats-Unis et venu s’installer en France !

 

  

  

Linda BELKHIR

 Pour en savoir plus sur le monde Hip-Hop, Les Nouveaux Reporters vous invitent à vous rendre sur le site www.freezmix.com . Bonne Visite!
 
 
 
 

UN VOYAGE MUSICAL SIGNE BUDDHA

 

 

Un nom aux connotations mystiques. Sept musiciens et un chanteur qui apportent chacun leur univers acoustique. Bienvenue dans le monde de The Next Buddha. Un groupe aux musiques enivrantes et au talent prometteur.

 

Sept artistes musiciens et un chanteur forment le groupe The Next Buddha

Sept artistes musiciens et un chanteur forment le groupe The Next Buddhas

            Ecole Nationale Supérieure de Techniques Avancées. Dans un local souterrain du bâtiment du 32, Boulevard Victor, dans le 15e arrondissement de Paris, des voix se font entendre. On règle des instruments de musique entre deux blagues, et la bonne humeur est de mise. Le groupe «The  Next Buddah » entame sa répétition. Une habitude prise depuis maintenant trois ans.

Un logo au caractère subversif

Un logo au caractère subversif

            Tout a commencé par la rencontre de deux élèves de l’école : Simon Wagschal, le bassiste, et Nicolas Imbert, guitariste et joueur de mandoline, rejoints par Florent de Matos dit « Wider », avec son didgeridoo. Ils formèrent le groupe Mystic Dub. A la fin de l’année 2006, quatre autres membres vinrent s’ajouter. C’est ainsi que Julien Cattiaux prit place avec son clavier, que Pierre Mottelay apporta ses talents de batteur, que Nicolas Tellier ajouta son saxophone et que Johan-André « Jaj » Jeanville donna la touche soul de son grain de voix. Par la suite, d’autres membres participèrent à l’aventure. Et en 2009, les buddhas accueillirent un visage, le trompettiste Yohan Abou, également membre du groupe Volyn.  

         

             

             L’ENSTA leur mit à disposition le petit local du sous-sol et l’aventure commença. Tous apportèrent leurs influences diverses et variées allant de Gorillaz à Cypress Hill, en passant par Morsheeba, Massive Attack ou encore les Birdy Nam Nam et bien d’autres. Leur point commun, un amour inconditionnel pour le voyage, l’évasion et la spiritualité. Le nom du groupe naquit de cette idée : ils s’appelèrent « The Next Buddha ». Et ils prirent pour emblème, pour le moins subversif, un bébé, blottit en position fœtale dans un signe du Ying et du Yang, et tenant entre ses bras et ses jambes…une pipe à eau.

             A leur début, les « buddhas » avaient un style qu’ils qualifient eux-mêmes de psychédélique. Un caractère donné notamment par la superposition de nombreuses sonorités. Tant et si bien « qu’on nous a reproché de trop jouer en même temps » confie Jaj. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, « depuis un ou deux ans, qu’on a tendance à épurer » renchérit Simon. Et de ce travail est né un premier album…

L'album "Musicoholic" invite au voyage et à l'évasion

 « Musicoholic », l’expérience

 

              Deux années auront été nécessaires au groupe pour préparer leur tout premier album. C’est dans les studios d’enregistrement du Tremplin à Ivry-sur-Seine et ceux du Studio33 à Gisors dans l’Eure, que  The Next Buddha  a fait naitre sa première œuvre musicale. Un premier album sur lequel deux anciens membres du groupe ont participé, à savoir le Dj Nix’On et Jéremy Sibille, avec son Djembé.

              Sorti début 2009, « Musicoholic » est plus qu’un simple album. Il est un hommage à la Musique en général, où parfois, le chant s’éclipse au profit de l’instrumentale. L’ensemble des styles connus de nos jours y ont été réunis. Rock, trip-hop, jazz, soul, hip-hop, punk… tous se mélangent et donne une véritable bouffée de fraicheur.

  

The Next Buddha séduit un public de plus en plus vaste

The Next Buddha séduit un public de plus en plus large

              Tel un album photos  « dont l’image évolue », « Musicoholic » ne connait pas la constante. Des rythmes planants à ceux plus endiablés « qui arrachent la gueule », le premier album des buddhas invite à voyager et à revisiter l’empire musical, mais aussi une partie du monde. En témoignent les titres « Indian Flavour » et « Mandoline » qui emmènent l’ouïe survoler le continent asiatique.

               L’album sort des carcans des genres musicaux. Tout le monde peut y trouver son compte. The Next Buddha, ne s’encombrant pas d’une étiquette, peut prétendre à séduire un large public, ce qui est d’ailleurs en bonne voie.

 

 Une équipe soudée une passion commune 

En crescendo

            Petit à petit, The Next Buddha a fait son nid et a conquit son public. Avec près de 30 prestations scéniques à son actif, le groupe parisien a d’ores et déjà remplit bon nombre de salles. Et ce bien avant la sortie de son 1er album.

            Les membres du groupe ont notamment pu faire leurs preuves grâce, lors de l’Emergenza 2007, tremplin national, dont ils ont atteint la finale qui s’est déroulée sur la scène de l’Elysée Montmartre. Le 29 octobre, les buddhas relèveront une fois de plus le défit en participant à la demi-finale d’un autre tremplin, le FallenFest 2009, au Nouveau Casino.

            Le 12 décembre The Next Buddha sera en tête d’affiche du prestigieux Gala de Chimie Paris. Et l’année 2010 s’annonce tout aussi intéressante, puisque après un concert à la Dame du Canton au mois de janvier, les jeunes artistes effectueront leur premier contrat professionnel avec une prestation à la Reine Blanche, en février.

            Travaillant actuellement sur de nouvelles chansons, le groupe souhaite repousser les frontières et… conquérir la province. Une idée fort séduisante au vu du talent dont il fait preuve !

 

Florent BULFERETTI

Vous souhaitez mieux connaitre le groupe The Next Buddha, Les Nouveaux Reporters vous invitent à vous rendre sur son myspace : www.myspace.com/thenextbuddha. Bonne visite!

  

 

FIGURATION ET APPARENCES

 

 

Pour « La Pompa », les mois de septembre et octobre ont été placés sous le signe… de l’être humain. Celui-ci a été exposé sous toutes ses facettes. Deux expositions pour cinq artistes venus présenter leur amour des formes humaines, peintes ou sculptées.

 

Eric Kaiser et Christelle Boulard ont été les invités de Rose Pompadour en septembre

Eric Kaiser et Christelle Boulard ont été les invités de Rose Pompadour en septembre

 

            « Les apparences peuvent être trompeuses ». C’est sous cette idée que la galerie Rose Pompadour a décidé de faire sa rentrée 2009. Dès septembre, deux artistes sont venus illustrer de leur talent cette pensée de La Pompa.

Les "Points de Fuite" de Kaiser nous embarquent dans un monde impossible
Les « Points de Fuite » de Kaiser nous embarquent dans un monde impossible

            Partageant sa vie entre Paris et la Cité Ducale, Eric Kaiser est venu exposer ses œuvres peintes à l’acrylique. Trois séries de l’artiste ont ainsi été présentées lors de cette exposition qui s’est ouverte le 28 août pour se fermer le 24 septembre. Les visiteurs ont ainsi pu découvrir les « Points de Fuite » de Kaiser, dont les personnages se trouvent dans des environnements totalement irréels de part les axes directeurs des œuvres.

 

              S’ajoutaient également les « Pharmakons », toiles dont les sujets avaient deux sens, totalement opposés. A titre d’exemple, nous pouvons prendre le fugu, un poisson qui, très bien cuisiné devient un excellent met, mais qui peut également provoquer des intoxications gravissimes. Ces pièces étaient accompagnées de « Lourdeur et légèreté », une série de travaux mêlant des drapés peints à la manière de Dürer et des bulles.

 

               L’artiste n’a pas laissé le public de la galerie indifférent. Il était alors simple de se laisser emporter dans l’univers des œuvres où l’on se sent abandonné, tout comme les personnages, dans un monde improbable aux couleurs vives, partagé entre amusement et malaise. Son talent aujourd’hui reconnu à l’échelle internationale, Eric Kaiser expose durant ce mois d’octobre à la Galerie Pi à Kansas City, aux Etats-Unis.

 

Les oeuvres de Christelle Boulard donnent l'illusion d'être en bronze
Les oeuvres de Christelle Boulard donnent l’illusion d’être en bronze

 

             Pour Christelle Boulard, l’Homme se représente de façon légère, voluptueuse. En témoigne ainsi ses statuettes, qui n’ont cessé d’aiguiser la curiosité, tant visuelle que tactile des passants venus admirer l’exposition de septembre. Personnages de papier patinés à la cire, les sculptures de Christelle Boulard prennent ainsi l’aspect du bronze. Un jeu sur les apparences qui ne représente pas moins que le leitmotiv de l’artiste. « J’ai toujours travaillé sur ce qu’on parait et sur ce que l’on est » affirme-t-elle.

Les "enfants de papier" prennent leur envol
Les « enfants de papier » prennent leur envol

 

              Ces « enfants de papier », comme elle aime ainsi les nommer, donnent l’impression de prendre leur envol. Une douce illusion de légèreté donnée par les formes souples des figurines, et qui n’a cessé d’enchanter les amateurs. Une remarquable performance pour cette ancienne commerciale qui a quitté la profession il y a maintenant dix ans, pour se consacrer entièrement à l’art.

 

              Christelle Boulard projette de se présenter au prochain numéro de Art’Metz, salon où elle a d’ailleurs rencontré Caroline Collin en 2008. Actuellement, elle expose au restaurant galerie Les Elies, à Auxerre.

"Posture & Figure" a ouvert ses portes le 26 septembre
« Posture & Figure » a ouvert ses portes le 26 septembre

  

En bonne posture

 

            Deux vernissages ont été nécessaires pour l’inauguration de « Posture & Figure », l’exposition qui se déroule actuellement entre les murs de la galerie Rose Pompadour. Le samedi 25 septembre, le 5, rue Gilbert recevait ainsi les artistes et leurs proches, tandis qu’une semaine plus tard, le 3 octobre, le grand public pouvait enfin assister à l’inauguration officielle des nouvelles collections de La Pompa.

 

Cette série d'oeuvres des trois amis peintres a été spécialement créée pour la galerie
Cette série d’oeuvres des trois amis peintres a été spécialement créée pour la galerie

             Quatre artistes se partagent l’affiche de ce mois d’octobre. Et avec notamment un trio de peintres. Claire Criton, Sylvie Thouron et Philippe Flesch sont ainsi, comme Caroline Collin aime les appeléer « les triplés » de la peinture. A l’occasion de « Posture & Figure », les trois amis ont composé une série d’œuvres, créées spécialement pour la galerie. Un ensemble de réalisations qui a donné la chair de poule à madame la Directrice et qui a conquis le public. 

  

            L’Etre Humain est ainsi livré dans sa nudité, bercé par un univers mystérieux, chaotique, mais d’où ressort une lueur d’espoir. Les œuvres des trois artistes, ingénieusement assemblées, s’accordent parfaitement, atteignant l’harmonie.

             Possédant chacun leur « patte », les trois peintres évoluent ensemble. Se connaissant depuis bon nombre d’années, ils apprécient ce travail mutuel, centré sur cet intérêt commun qu’est l’Etre Humain.

Le technique dite du "raku" permet de donner cet aspect brut aux peuvres de Céline Blaudez
Le technique dite du « raku » permet de donner cet aspect brut aux peuvres de Céline Blaudez

 

               Les formes rondes des sculptures de Céline Blaudez sont venues répondre aux toiles. Conques et demi-sphères occupent les colonnes de la galerie. L’artiste nancéienne, a notamment créé la série des demi-sphères en résonnance à une précédente série, composée uniquement de sphères. « Avec cette première série, on ne s’attardait que sur l’extérieur. Les demi-sphères permettent d’aller plus loin, en explorant l’intérieur » déclare la sculptrice.

               Œuvres de terre cuite, ces créations ont été fabriquées sous les règles de la technique du « raku ». Cette dernière consiste à plonger les pièces encore incandescentes (à une température avoisinant les 1 000 °C), dans un trou où sont disposés feuilles mortes ou papiers journal qui brûlent à son contact. Le tout étant recouvert, le feu s’étouffe et la fumée alors dégagée, noircie la sculpture. L’aspect est alors brut, proche du naturel. « J’aime donner l’impression que les pièces n’ont pas été, ou très peu, travaillées par la main de l’homme » 

Les formes arrondies des sculptures rappellent celles du corps humain
Les formes arrondies des sculptures rappellent celles du corps humain

                 Et c’est à travers ses propres sentiments et le travail au « corps à corps » qu’est celui de la terre, que Céline Blaudez se rapproche de l’humain. Un lien créé également par les rondeurs des œuvres qui peuvent rappeler le ventre ou bien même le crâne.

                  Aimant, depuis longtemps, travailler avec des matériaux bruts, la sculptrice a décidé, lors de sa dernière grossesse, de se tourner vers des matières plus fines et légères telle que la porcelaine. Profitant aujourd’hui de sa nouvelle maternité, Céline Blaudez envisage de reprendre la route de l’atelier en janvier prochain où elle explorera certainement de nouveaux matériaux.

                 Chez Rose Pompadour, la rentrée 2009, s’est donc faite sous le jeu de l’apparence figurative, où il a été simple de se détacher de la réalité et d’entrer dans un univers totalement imaginaire.

                  La galerie nancéenne a également été marquée par l’arrivée d’un nouveau visage que les visiteurs peuvent désormais trouver en la personne de Sarah Lebasche, venue assister Caroline Collin. Une nouvelle figure apparue en période…de figuration.

                  Pour le mois de novembre, Rose Pompadour persiste et signe avec « Materia », la nouvelle exposition, dont le vernissage aura lieu le vendredi 30 octobre, à 18h. Cette fois-ci, la matière elle-même sera l’objet des illusions du public avec Erick Birckel, sculpteur spécialiste des volumes et l’artiste peintre Sylvain Lang. La saga continue…

Florent BULFERETTI

Vous souhaitez en savoir plus sur la galerie Rose Pompadour et ses artistes? Les Nouveaux Reporters vous invitent à consulter ces quelques adresses : http://rosepompadour.overblog.com/ ; http://eric.kaiser1.free.fr/ ; http://www.sculpturesboulard.com/ : http://www.claire-criton.fr/ : http://www.sylviethouron.fr ; http://etincellecapturee.blogspot.com/.

 
 
 

L’ ETRANGE HIPHOP DE KID CUDI

 

Le hip-hop s’ouvre à nouveau au Rock et à la Pop. Kid Cudi se plonge dans ce style, en traversant toutes les frontières musicales. « Day’N’Nite » et « Make Her Say », chansons novatrices, en sont la preuve ! Voyage au coeur de l’univers d’un chanteur converti.

 

Man of the Moon : the End of Day est le premier album de Kid Cudi
Man of the Moon : the End of Day est le premier album de l’artiste

              Mercredi 2 septembre à l’hôtel de Sers à Paris, une conférence de presse est donnée entre Kid Cudi et des journalistes. M6, Trace TV, des radios locales et autres sites internets ont été présents.

              Certains d’entre vous ne connaissent pas son nom, par contre tout le monde a écouté en boucle son hit « Day’N’Nite » ou dernièrement «  Make Her Say ». En peu de temps, Kid Cudi a eu une véritable ascension. Son succès fulgurant est compréhensible lorsqu’on sait que Kanye West est derrière ce travail acharné. Mais qui est réellement Kid Cudi ?                            

Les influences du prodige

                  Kid Cudi (prononcer Cut-ty) de son vrai nom SCOTT RAMON SEGURO MESCUDI est né le 30 janvier 1984 à Cleveland dans l’Ohio aux USA. A 15 ans, il a un véritable coup de foudre pour la musique. Selon lui, « il n’y a pas assez de jeunes rappeurs ». Le peu de débouchés que lui offre sa ville natale, en termes de carrière artistique, pousse ce jeune ambitieux à partir pour New-York, après ses études. C’est là-bas qu’il prend le nom de KID CUDI.

                  A cette période de sa vie, il enregistre son premier morceau, un freestyle sur un son du Wu-Tang Clan «It’s Yourz ». Très tôt, il a été influencé par le milieu musical qui régnait au sein de sa famille, «  ma mère écoutait du Gospel et des chansons d’Opéra, mes frères et sœurs eux, écoutaient du rap donc j’étais obligé d’en écouter aussi mais très vite, je me suis orienté vers le Rock » affirme l’artiste. En effet, il a toujours écouté des styles de musique différents. The Roots, Pharcyde, et A Tribe Called Quest ont influencé son flow et son son tout comme les Red Hot Chili Peppers, Coldplay, ou encore Kanye West, Will I.Am, Timbaland et Lil’Wayne aka Weezy.

Scott Ramon Seguro Mexcudi alias Kid Cudi
Scott Ramon Seguro Mescudi alias Kid Cudi

                

                 En effet, Weezy a été une véritable source d’inspiration pour le jeune prodige de Cleveland au début de sa carrière car lui aussi était jeune lorsqu’il a débuté dans l’industrie musicale. Mais aux yeux du chanteur, le meilleur, et son préféré, est et restera le rappeur Snoop Dogg qui est, d’après lui, « un artiste complet et fidèle à lui-même ».

 

                 Grâce à ses influences rock, hiphop, et R’n’B, Kid Cudy crée son propre style de musique. En Juillet 2008, il sort sa première mixtape «  A Kid Named Cudi », qui fait l’effet d’une bombe, à peine lancée. Quelques semaines plus tard, Kanye West le contacte, l’invite et, à la fin de l’année, le signe sur son label GOOD Music. Il lui propose notamment un featuring  « Welcome to Heartbreak » et deux autres contributions pour l’album « 808s & Heartbreak » en l’aidant à écrire « Heartless » et « Paranoid ». Dès cette fusion, la vie de Cudi a changé.

Avant son album, Cudi a sorti une mixtape
Avant son album, Cudi a sorti une mixtape

 

«  Day’N’Nite est un son rare et unique qui a sa place dans l’univers musical »

                    Le rhapsode persévère dans son travail et prépare la sortie de son album «  Man on the moon : The End of day », très riche en grosses coopérations : Kanye WEST, Common, Snoop Dogg, Will I.Am  posent dessus. En février 2009, Snoop Dogg l’a invité sur son show et Kid Cudi chante son tube « Day’N’Nite ». Son interprétation a fait monter son hit au Top Favorite des radios alors qu’il n’avait pas fini son album. Puis tout s’est enchainé, il a sorti un single réservé aux jeux vidéos « Midnight Club : Los Angeles », puis son premier album au cours de cet été 2009.

Le nouveau single de Kid Cudi a pour thème la buccogénitalité
Le nouveau single de Kid Cudi a pour thème la buccogénitalité

                   « Day’N’Nite » est un son rare et unique qui a sa place dans l’univers musical. Ce single a un parcours fabuleux car il touche tous les publics internationaux et il est diffusé sur toutes les radios. Repris par le groupe italien Crookers (l’équivalent du groupe Justice en France), la chanson grimpe dans les Box Office, les radios, la télévision et se classe dans le Top 5 D’Itunes, à la septième place du Hot 100 et à la vingtième place du classement RnB du Billboard. « Leur musique est vraiment mortelle. Je les ai rencontrés pour le remix grâce à A-Trak. Ils vont encore produire des morceaux sur mon album et je vais faire un featuring sur le leur ! » Affirme-t-il en souriant. Son album, produit par Dot Da Genius, sous Universal Motown, devait paraitre le 25 août mais a été repoussé à septembre. Il se répartit en cinq « actes ». Son nouveau tube « Make Her Say », en featuring avec Common et Kanye West, contient un sample du succès « PokerFace » de la provocante et piquante Lady Gaga. Le Kid de Cleveland renomme le titre de ce second single de manière à ne pas heurter la sensibilité de son public puisqu’il traite explicitement de la buccogénitalité.

                  Un nouveau succès en l’espace d’un an pour ce passionné de pinte. D’autant plus, que ce jeune artiste est conscient de l’hypocrisie du milieu et qu’il souhaite en faire taire plus d’un. Etant donné les mauvaises langues à son sujet, il aurait l’intention de changer un sous-titre de son album « The Guardians » en « Shut The Fuck Up ». Rancunier ? Non. L’artiste réplique en musique en prouvant ses performances, son talent et son côté comique.

Le Kid annonce d'ores et déjà la sortie d'un second album
Le Kid annonce d’ores et déjà un second album

 

Mais ce n’est pas tout! Ambitieux, et conscient de son triomphe, Mescudi annonce déjà son deuxième album solo qui sera entièrement fait de collaboration. Il projette également de faire un album avec le groupe électro Ratatat « la meilleure chose que je ferais » assure Cudi.

Le cinéma aussi est dans les plans du chanteur, il serait intéressé pour devenir acteur. De nature drôle, la comédie lui plait et il songerait à s’y reconvertir…S’agit-il juste d’une idée temporaire, d’un caprice de star ou d’une sincère évolution de carrière ? Quoi qu’il en soit, Kid Cudi a l’intention de réussir. On espère pour lui qu’il concrétisera à nouveaux de remarquables projets artistiques !

 

Linda BELKHIR

  

Si vous souhaitez découvrir la musique de Kid Cudi, Les Nouveaux Reporters vous invitent à l’écouter sur Deezer.com.

Cet article et d’autres sur la culture urbaine sont visibles sur : www.freezmix.com . Bonnes visites !!!!

 
 
 
 
Sanglant !
 
 

Les après midi de l’été 2009 ont été des plus décapants sur la scène du Théâtre Populaire de Bussang avec « un cœur mangé ». Retour sur une pièce acide et décalée qui n’a connu ni retenue, ni  vergogne.

 

Des personnages hauts en couleur (Photo Victor Tonelli / Artcomart)
« Des personnages hauts en couleur » (Photo Victor Tonelli / Artcomart)

            « Une épopée chevaleresque » au réalisme exacerbé. C’est au temps des croisades que « Un cœur mangé » a plongé, du 11 juillet au 29 août 2009,  le spectateur, d’ores et déjà ébloui par le cadre grandiose du Théâtre Populaire Maurice Pottecher de Bussang. Une aventure grandeur nature, co-écrite par Guy Benisty et Pierre Guillois, qui a également signé la mise en scène.

             Pas moins de vingt acteurs ont interprété des personnages hauts en couleurs et qui se vautraient dans les pires vices de l’espèce humaine jusqu’au sacrilège suprême, le cannibalisme. Le tout au nom de Dieu… et d’eux-même. Entourés de nombreux figurants, ils ont ainsi dépeint l’être humain dans toute sa splendide atrocité. Des gueux infernaux aux seigneurs diaboliques, il n’y a qu’un pas.

Furieuse, Isabelle commettra l'irréparable (Photos de Victor Tonelli/Artcomart)
Furieuse, Isabelle commettra l’irréparable (Photo Victor Tonelli / Artcomart)

             On était alors emmené dans la sanguinaire époque des croisades. Le Chevalier Philippe s’en allait combattre au nom de la Guerre Sainte et invitait le spectateur à le suivre dans ses aventures guerrières pendant que l’on suivait, parallèlement, les aventures extraconjugales d’Isabelle, sa furieuse de femme. Le tout se déroulait sur un fond de prosélytisme tant religieux que violent. Vengeance, dévotion, manipulation, haine et trahison étaient les sentiments qui guidaient l’ensemble des personnages. L’Amour ne s’est traduit que dans son caractère le plus cruel et a laissé place à l’humour noir et au cynisme, qui n’ont pas manqué de provoquer l’hilarité du public. Blasphèmes et autres grossièretés ont rythmé les dialogues, accentuant le côté « trash » de l’œuvre.  

 

Oreilles sensibles s’abstenir

    

Humour noir et attitude déjantée ont pimenté la pièce
Humour noir et attitudes déjantées ont pimenté la pièce (Photo Victor Tonelli / Artcomart)

Co-produite avec le Groupe d’Interprétation Théâtrale et Cinématographique (GITHEC), l’œuvre de Pierre Guillois et de Guy Benisty renvoyait à une réalité encore bien présente de nos jours, le fanatisme religieux. « Un cœur mangé » a montré en effet que la foi sert depuis toujours à assouvir les envies de chacun et notamment le désir de pouvoir. Tout est permis, lorsque c’est au nom de Dieu. La pièce a également mis en exergue la bêtise humaine à travers le racisme et le sentiment de supériorité du peuple blanc.

            Les propos dérangeants et certaines scènes ont été, aux yeux des plus prudes, insoutenables. Aussi, il n’était pas étonnant de voir quelques spectateurs se lever avant la fin du dernier acte. « La violence de la pièce a provoqué une baisse de la fréquentation par rapport à l’année dernière » a affirmé, d’un sourire, Pierre Guillois qui est également le directeur du Théâtre du Peuple.

            Mais au final, « un cœur mangé » a révélé que dans l’horreur, la haine, la violence, la guerre et le sang, quelque soit notre couleur, notre religion ou notre rang, nous sommes tous frères.

 

 

Florent BULFERETTI

Pour plus d’information sur le Théâtre Du Peuple de Bussang et ses réalisations, Les Nouveaux Reporters vous invitent à vous rendre sur le site : www.theatredupeuple.com. Bonne Visite !

 
 
 

QUAND ROSE SE LA JOUE…EN NOIR

 

Le Noir est à l’honneur chez « la Pompa ». Trois jeunes talents en ont fait leur emblème pour décrire leur vision du monde. Petit tour dans l’univers de « Colors of Black ».

  

 

Le photomaton géant d'Hélène F.
Le photomaton géant d’Hélène F.

 La couleur ébène a investi le 5, rue Gilbert à Nancy. Jusqu’au 18 juillet, elle y est sublimée à travers les œuvres d’un trio de jeunes artistes. De la photographie aux volumes sculptés, « Colors of Black » vient orner les murs de la galerie Rose Pompadour. Agrémenté de nuances blanches et colorées, le Noir saisit le regard et suscite l’intrigue. Entre ténèbres et sobre élégance, il devient le porte parole d’idées diverses, de réflexions qui s’articulent autour d’un même sujet, notre société.

 

La photographie argentique revisitée par Marie Lombard
La photographie argentique revisitée par Marie Lombard

             Artiste permanente de la galerie, depuis le mois d’octobre 2008, Hélène F. est venue présenter deux collections de photographies numériques. La première, un photomaton géant qui traduit la torture de l’esprit humain, où l’Homme lui-même, ne prend la dimension que d’un simple objet. La seconde collection met en exergue l’Art de la Rue, « celui que personne ne regarde », et que tout le monde côtoie cependant, jour après jour.

  

 

             Elle est sans doute l’une des dernières partisanes de la photographie argentique. Marie Lombard est une jeune artiste qui, à travers Rose Pompadour, fais ses premiers pas dans le monde des expositions. Et c’est un concept innovant qu’elle propose aux amateurs de la galerie nancéenne. Ennuyée par la simple prise de vue qui « ne m’intéressait pas » comme elle peut ainsi le confier, elle a décidé de jouer avec les négatifs…en les superposant. Le résultat donne un concentré de formes et des contrastes qui s’harmonisent dans un jeu d’images, aux limites du trompe-l’œil.

 

L'oeuvre de Stanislas Garaud invite à la réflexion
L’oeuvre de Stanislas Garaud invite à la réflexion

             Le plasticien et sculpteur Stanislas Garaud expose quant à lui sa collection de volumes. Cristal de quartz, éléments électroniques et fils électriques composent ses œuvres qui oscillent entre le sacré, les origines de l’Homme, son environnement et la relation qu’il entretien avec ce dernier. Il reprend ainsi certaines légendes, comme par exemple celle des treize crânes maya, qui ne sont ici qu’au nombre de douze. « Le treizième est la clé du mystère » affirme le perfectionniste avant d’ajouter qu’il n’a pas la prétention de vouloir apporter de réponse. « A chacun son interprétation ».

              A travers ces trois talents, Rose Pompadour marque une nouvelle fois de sa griffe l’Art Contemporain, et nous prouve que, voir la vie en Noir…peut avoir du bon !

 

 

Florent BULFERETTI

Vous désirez en connaitre plus sur l’univers de “Colors of Black”, Les Nouveaux Reporters vous invitent à vous connecter sur les liens suivant : http://rosepompadour.over-blog.com  ; http://helene.f.over-blog.net ; www.stanislasgaraud.com . BONNE VISITE!!

 
 
 

LES RECOMPENSES DU BRONZE

 

 

Le 10 mai 2009, entre les murs du Pavillon Dauphine à Paris, l’artiste peintre Géraldine Berthelot-Creusot s’est vu décerner la Médaille de Bronze par l’Académie Arts-Sciences-Lettres. Une récompense prometteuse ?

 

L'artiste vosgienne a reçu la médaille de Bronze
L’artiste vosgienne a reçu la médaille de bronze

            Nombreux étaient-ils sous les plafonds peints du Pavillon Dauphine le dimanche 10 mai dernier. Et pour cause, le Palmarès du 94ème Anniversaire de l’Académie Arts-Sciences-Lettres comptait plus de 200 médaillés. Fondée en 1915, cette prestigieuse Société Académique a pour but de promouvoir l’Education et l’Encouragement.

            Unique artiste Vosgienne primée cette année, Géraldine Berthelot-Creusot reste prudente quand aux retombées de l’événement. « Je suis un peu comme saint-thomas » dit-elle d’un sourire. Elle reconnait cependant être entrée « dans une famille ». Et ce notamment par le biais de la cotation Drouot, gage d’une qualité artistique reconnue. D’ailleurs, la femme peintre se réjoui des rencontres qu’elle a pu effectuer durant la remise des médailles et garde en mémoire un instant d’exception. Le discours de Jean d’Ormesson, Grand Médaillé D’Or de ce palmarès 2009 et qui a séduit l’assemblée de part son talent oratoire mainte fois reconnu.

Cérémonie du palmarès 2009
Cérémonie du palmarès 2009

L’artiste s’est ainsi aperçue que d’autres horizons peuvent s’ouvrir à elle. C’est le cas, par exemple, des expositions à l’étranger. Une idée qui, bien qu’elle n’en ait jamais ressenti le besoin, ne la laisse pas indifférente.

            Sa distinction a été saluée dès son retour dans le département vosgien. Actuellement professeur d’Art Plastique en remplacement au collège Charlet à Remiremont, Géraldine Berthelot-Creusot trouve, de par cette activité, un équilibre entre le monde artistique et la vie de tous les jours. De plus, elle ne cesse d’exposer, éparpillant ses œuvres notamment entre Art’Icule à Metz et Rose Pompadour à Nancy. De mi septembre à fin octobre, l’artiste peintre participera à une exposition collective en hommage à son ami et mentor, Ben Ami Koller, décédé en décembre 2008. Une preuve que malgré la réussite, les racines ne sont jamais très loin.

 

Florent BULFERETTI

Vous voulez en savoir plus sur Géraldine Berthelot-Cruesot ? Rendez-vous sur son blog : http://geraldine.creusot.fr. Bonne Visite!

 
 
 

SUR UN AIR DE RENOUVEAU

 

Installée depuis le début de l’année dans les locaux de la rue Gilbert à Nancy, la galerie Rose Pompadour s’affirme plus que jamais comme étant une véritable source de talents !

 

La galerie se situe désormais au 5, rue Gilbert à Nancy
La galerie se situe désormais au 5, rue Gilbert à Nancy

            Nouveau décor, nouvelle ambiance ! Désormais, le bâtiment classé du 5, rue Gilbert est le jardin des découvertes de la galerie Rose Pompadour ! Moins « underground » certes, mais toujours aussi novatrice et décalée, « La Pompa », comme sa directrice, madame Caroline Collin, aime la surnommer, ne cesse d’œuvrer pour la promotion de l’Art Contemporain.

            Un domaine qui, lui aussi, connait malheureusement les effets de la crise. Madame Collin ressent ainsi une certaine frilosité de la part des acheteurs. Cependant, la directrice de la galerie nancéenne, souligne également la responsabilité des grandes galeries d’Art sur l’inflation de ce dernier. Elle se dresse, de cette manière, contre les prix exorbitants, imposés, sur l’Art conceptuel notamment, reconnaissant tout de même à ce dernier son caractère essentiel.

Pour Caroline Collin, l'Art doit être à sa juste valeur
Pour Caroline Collin, l’Art doit être à sa juste valeur

  « Aujourd’hui les historiens et la presse de l’Art parle d’un retour aux sources » précise la fondatrice de Rose Pompadour. Elle parle ainsi d’un retour possible des acheteurs et amateurs d’Art contemporain vers des « valeurs réalistes ». C’est justement ces valeurs réalistes que la galerie s’engage à imposer, depuis sa création, aux œuvres de ses artistes. Mais attention, loin de Caroline Collin l’idée de faire la promotion de « l’Art du pauvre », « l’Art reste de l’Art ! » affirme-t-elle, de façon catégorique. C’est donc avec conviction que « la Pompa » met la lumière sur des artistes aux talents divers et variés.

 

Effervescence artistique

Le "Chaos d'Amour" d'Anto a remporté une grand succès
Le « Chaos d’Amour » d’Ante a remporté un grand succès

            Moins spacieux que les précédents, les nouveaux locaux de la galerie Rose Pompadour offrent à ses visiteurs 50 m² d’exposition. Depuis le début de l’année, la galerie a d’ores et déjà accueilli deux artistes. Après l’exposition, à la popularité plutôt médiocre, de l’artiste de Thionville Dabra, durant les mois de janvier et février, « La Pompa » s’est faite l’hôte de du peintre Anto. Ce dernier, présent dès le début du mois de mars, a séduit les foules avec son « Chaos d’Amour ». Une exposition haute en couleurs, et dont le succès ne s’est pas fait attendre ! « Quand on aime Anto, on l’aime toujours » confie Caroline Collin.

            La promiscuité des lieux pousse « La Pompa » à changer de visage régulièrement. Les jours se suivent mais ne se ressemblent pas dans la galerie nancéenne. « Les visiteurs reviennent souvent car ils savent qu’ils vont trouver des nouveautés » précise d’ailleurs la directrice, soulignant ainsi l’effet de ces régulières métamorphoses. Les œuvres des différents artistes se côtoient et se mêlent ainsi avec beaucoup d’homogénéité.

La diversité des oeuvres et des artistes dynamise les expositions
La diversité des oeuvres et des artistes dynamise les expositions

La diversité artistique sera d’ autre part le thème de la prochaine exposition de la galerie Rose Pompadour, avec la photographie et les volumes. Elle accueillera ainsi dès le mois de juin « trois jeunes artistes en lesquelles je crois fortement » assure l’agent artistique.

 Le sculpteur Stanislas Garot viendra présentera ses volumes laqués de bronze, tandis que Marie Lombard et Hélène F. exposeront leurs compositions photographiques. Une opération qui sera reproduite durant les mois de septembre et octobre avec, cette fois-ci, la gravure, la peinture et le dessin. D’autres projets sont encore en cours d’élaboration et de réflexions.

Pour l’heure, les murs de la galerie sont habillés des œuvres d’un créateur proche de l’Art Populaire, Francis Juraszeck.

 

« Trois Bis »

"Mes Petits Arrangements" de Francis Juraszek
« Mes Petits Arrangements » de Francis Juraszek

Cette exposition a été ainsi nommée en référence à celle qui se tient en parallèle à Luxembourg, au sein de l’Espace 1900 : « Trois ». Un titre qui se référencie au nombre de collections d’œuvres de Francis Juraszek, présentées depuis le 17 avril et jusqu’au 23 mai 2009.  « Mes petits arrangements », la série phare de l’exposition, présente des œuvres produites à partir d’assemblages d’éléments divers que l’artiste a pris le temps de récolter. Ce travail de collecte a ainsi permis au créateur de marier des jouets tels que de vieilles billes ou des Playmobiles pour en faire des concepts novateurs. Il mêle de cette manière ancien et contemporain, pour le plus grand plaisir des nostalgiques.

 

L'art de détourner les panneaux de signalétique
L’art de détourner les panneaux de signalétique

Autre série, déjà présente dans les anciens locaux de Rose Pompadour, « Scènes nature » revient avec de nouvelles créations colorées et aux motifs zébrés. Enfin, la nouveauté de l’exposition, la collection « Signaux ». Avec une pointe d’humour, Francis Juraszek a détourné les panneaux signalétiques connus de tous pour en faire de véritables pièces d’Art, qui ne manquent jamais de faire sourire.

A l’image de « la Pompa », Francis Juraszek nous invite dans un monde décalé, où le seul mot d’ordre est, le respect et la beauté de l’Art, quelque soit sa forme !

 

 

Florent BULFERETTI

 Vous souhaitez en savoir plus sur la galerie Rose Pompadour, Les Nouveaux Reporters vous invitent à visiter son blog : http://rosepompadour.over-blog.com Bonne Visite !

 

 
 
 
 

PIERRE CREUSOT OU LA PASSION DE L’EXIGENCE

 

 

Entre souvenirs et imaginaire, les oeuvres de l’aquarelliste vosgien Pierre Creusot séduisent tant son entourage que les jurys et amateurs d’Art. Une passion qui dirige sa vie depuis plus d’une vingtaine d’années.    

           

            Pierre Creusot est né le 8 février 1939 à Saulxures-sur-Moselotte. Jamais il n’a voulu partir de ses Vosges natales qui l’ont ainsi entouré toute sa vie. Ancien passionné de sport, il connu l’art de l’aquarelle en 1987. Suite à une blessure, M. Creusot dû s’arrêter. Son entourage, pour lui apporter réconfort et distraction, lui offrit le matériel nécessaire pour s’adonner à ce nouveau passe-temps.

            Au fil du temps il maîtrisa la technique et peignit de plus en plus. L’artiste vosgien n’a jamais exploré d’autre domaine que l’aquarelle. « Elle a une technique très exigeante et inattendue, on y progresse constamment » confie Pierre Creusot. Père de deux filles et grand-père de quatre petits enfants, le peintre du Tholy fait partager sa passion à sa famille. Celle-ci s’intéresse à ce qu’il fait même si ce n’est qu’un hobby. Consciencieux dans son art, M. Creusot a toujours besoin de l’avis de son épouse, « son avis m’est précieux, il est impartial ».

En 2008, le peintre vosgiens a reçu la Mention Aquarelle lors du Salon Annuel des Artistes Lorrains
En 2008, le peintre vosgiens a reçu la Mention Aquarelle lors du Salon Annuel des Artistes Lorrains

            Bien que pouvant peindre des natures mortes comme des portraits, le peintre des Vosges a trouvé son sujet de prédilection : les paysages. Certains sortent de son esprit. Mais beaucoup viennent également de ses souvenirs. Il peint en effet les paysages vosgiens qu’il voyait lors de ses entrainement de ski de fond ou de vélo ou ceux aperçus lors des compétitions, à l’étranger. Aujourd’hui les aquarelles de Pierre Creusot ont acquis un succès tel qu’il n’a pas le temps de se tourner vers d’autres disciplines comme la peinture à l’huile, etc.

            Cela fait maintenant 15 ans que l’artiste peintre du Tholy a intégré le monde des expositions. C’est à la même époque qu’il se familiarisa avec les prix. En effet, l’art de M. Creusot plait. De son premier prix, en 1993, décerné par l’hebdomadaire « Vie du Rail » à Paris, au dernier en date, lors du Salon de l’Association des Artistes Lorrains en décembre 2008, le vosgien et ses oeuvres n’ont de cesse de séduire leur public.

            L’association nancéenne, le peintre y est entré par chance. L’une des ses amies devant exposer, en 1995,  dût se désister. Elle pria alors l’aquarelliste à de s’y présenter. Pierre Creusot s’y rendit, avec ses propres toiles. « Le reste s’est fait tout seul » atteste-t-il. Commença pour lui une carrière artistique qui le fit voyager. Du Salon International de l’Aquarelle d’Uckange à celui de Namur en passant par celui des Créateurs du Siècle de Dijon, M. Creusot s’est inscrit dans tous les grands lieux où il a pu mettre en avant son art.

 

            Aujourd’hui récompensé d’une Mention Aquarelle par les Artistes Lorrains, Pierre Creusot aimerait participer à la prochaine édition d’Art en Capital, au Grand Palais, lors du Salon de la Peinture à l’Eau. Fort d’un don primé 14 années consécutives, le peintre du Tholy ne se sent pas prêt de lâcher le pinceau, pour le plus grand plaisir de l’Aquarelle

 

Florent BULFERETTI

 

 

 

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